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Revitalisation

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Burqas et niqabs transforment peu à peu la France en Qoranistan ou, comme on voudra, en Arabistan ou en Islamistan ou en Talibanistan, ce qu’elle sera peut-être avant deux ou trois décennies. Le stade de développement immédiatement antérieur à ce stade ultime et qui, s’il est atteint, fera disparaître la France comme pays libre, c’est le Modernistan. On est encore en plein Modernistan, mais l’ascension est terminée, la crête a été franchie, la descente a commencé, on est sur les bords de l’abîme.

Un des mots chéris de ce Modernistan est le verbe revitaliser, ainsi que le nom revitalisation qui en est dérivé. Ils désignent l’un et l’autre le processus de la dernière chance. La modernité est à l’agonie, elle est sous perfusion, il lui faut du goutte à goutte pour rester en vie. La presse et les médias résonnent sans cesse de revitalisation rurale, économique, urbaine, des quartiers, des paysages, des territoires, de fonds de revitalisation, de zones de revitalisation rurale (il y a même une loi pour ça qui porte le nom du ministre communiste qui l’a pondue), etc.

De pareils chefs d’œuvre verbaux méritent une note. On l’a compris : les deux mots sont modernes dans la forme et dans le sens. Le verbe serait attesté en 1933, le nom qui en est dérivé en 1922, du moins si l’on en croit les très savantes rubriques « histoire et étymologie » du Trésor de la langue française (1971-94 : il doit y avoir une erreur quelque part). Le verbe serait de formation parasynthétique (presque synthétique) à partir de l’adjectif vital auquel ont été ajoutés « en même temps » le préfixe – re et le morphème verbal - er, alors qu’il existe un verbe vitaliser, dérivé de vital, attesté en 1808 et qui, à peu de chose près, a la même signification que son dérivé revitaliser, dont le préfixe aurait un sens intensif et non itératif (répétition). Vitaliser est relevé par Barré dans le Complément (1842) du Dictionnaire de l’Académie française comme un terme « didactique », dont le sens est « donner des qualités vitales ». La définition de Littré (Dictionnaire de la langue française (1863-77) est plus précise et limitée à la botanique : « donner une impulsion vitale à la graine des vers à soie, qui, importée, n’éclot qu’après avoir subi l’influence d’un hiver » (exemple de 1874 : « M. Chamecin est arrivé à vitaliser des graines dès la première année par une hivernation artificielle »). Littré ajoute que « de vitaliser on a formé le substantif vitalisation ». Ni le verbe, ni le nom ne sont dans le Dictionnaire de l’Académie française. Il est vrai que les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94) les tiennent pour « rares » ; le verbe au sens de « donner les caractères de la vie à quelque chose » (vitaliser des éléments inorganiques) et « au figuré, animer, donner vie à une réalité abstraite » (l'émotion vivifie, ou plutôt vitalise, les éléments intellectuels avec lesquels elle fera corps, Bergson, 1932) ; le nom au sens « d’action de vitaliser, de donner les caractères de la vie », comme dans ces extraits de Lamarck (1809 : « Peut-on douter que la chaleur (...) ait pu être le principal des moyens qu’emploie directement la nature, pour opérer sur des matières appropriées une ébauche d’organisation, une disposition convenable des parties ; en un mot, un acte de vitalisation analogue à celui de la fécondation sexuelle ? ») et de Rostand (1943 : « le matérialisme grossier qui attribue aux seuls agents physiques la vitalisation de la matière brute »).

Bien que ce verbe et ce nom désignent des processus qui, selon les théologiens des siècles classiques, relevaient de la seule puissance de Dieu et aient un sens très fort (« donner vie », « action de donner les caractères de la vie », ce n’est pas rien, surtout quand les agents de ces procès sont des hommes, des « créateurs » souvent, ceci expliquant cela), ils sont concurrencés dans le Modernistan par les dérivés revitaliser et revitalisation, dans lesquels le préfixe re – exprime l’intensité : revitaliser, c’est vitaliser avec plus d’intensité encore. On est là, de façon claire, dans l’exorcisme pur et simple. La vitalisation ne donnant pas de résultats tangibles, la modernité en rajoute dans la langue, et cela, suivant la loi moderne introduite par les communistes et affidés : quand la réalité que vous aviez l’intention de changer ne change pas d’un iota, changez la langue. Ainsi vous éviterez de désespérer Billancourt - en l’occurrence le Boboland que forme le triangle sacré Quartier latin, Marais, Ile Saint-Louis - qui aura l’illusion que la les choses ont changé et en frétillera de satisfaction. C’est pourquoi les rédacteurs du Trésor de la langue française ne jugent pas rares revitaliser et revitalisation. Au contraire : la molécule DHEA qu’est le préfixe re – a redonné vie à vitaliser et vitalisation. Désormais, le verbe a pour sens « redonner de la vitalité à un organisme, à un tissu organique » (synonyme : régénérer. C'est l'ADN qui répare nos cellules, le collagène qui revitalise notre peau, 1984) et « au figuré, faire revivre, donner un nouveau souffle à une entreprise, un projet, une organisation » (revitaliser les noyaux ruraux suburbains et péri-urbains ; revitaliser les universités à dominante scientifique) et le nom « action de revitaliser; résultat de cette action ». Le seul exemple cité est revitalisation des arts appliqués. Il est vrai que le TLF a été rédigé dans les années 1970, c’est-à-dire, converti en temps de Modernistan, il y a des siècles et même des millénaires, et que, depuis cette aube archaïque de la modernité accomplie, l’usure des choses, la mort de l’agriculture, la disparition de pans entiers de l’industrie, la croissance inexorable du chômage, etc. aggravées par l’installation en France d’innombrables colonies islamiques, ont fait proliférer le besoin de donner un peu de vie à ce qui est à l’agonie ou à mettre sous perfusion, non plus les seuls arts appliqués, mais toute la France, à l’exception des secteurs en pleine expansion : importation des burqas, des niqabs, des Coran, des tapis de prière, des imams et construction de mosquées à l’infini. C’est ainsi que le nom revitalisation est un simple cache-sexe dont la raison d’être est de masquer des successions d’agonies dans la réalité et qui, comme un string, montre plus de verrues qu’il n’en dissimule.
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